Les interventions de la journée « Savoirs et citoyenneté »

Retrouvez ou découvrez les retranscriptions écrites des interventions des personnalités présentes le 10 décembre lors de la journée « Savoirs et citoyenneté : un scénario d’avenir » au CNAM.

Elles seront visibles très prochainement en vidéos sur ce même site.

« Un scénario d’avenir » : sous-titré ainsi, le projet « Savoirs et citoyenneté » ne pouvait s’imaginer sans prendre en compte dès le départ le point de vue des jeunes, principaux impliqués dans la construction de l’avenir.

C’est pourquoi, huit groupes de jeunes franciliens âgés de 15 à 25 ans s’impliqueront dans un projet visant à les amener à interroger leur rapport aux savoirs et à la citoyenneté.

Mais le sujet n’est pas simple, l’approche que nous utiliserons auprès d’eux est donc primordiale.
Pour ouvrir le débat et ne pas décourager trop vite les bonnes volontés, nous pensons engager la réflexion sur un sujet qui les touche tout particulièrement : le numérique.
Nous les questionnerons sur leurs relations aux technologies numériques, à l’internet et aux réseaux sociaux. Mais aussi sur la place que ces instruments de communication prennent dans leur vie quotidienne et sur la manière dont ceux-ci conditionnent leur rapport aux autres, à l’information et aux savoirs.

Des animateurs et scientifiques les guideront au cours de ce processus afin de recueillir des témoignages réfléchis et argumentés, d’approfondir leur raisonnement et d’ouvrir des perspectives.

Le site internet du projet rendra compte de l’avancement de leur réflexion au fur et à mesure de l’année 2010 et des rencontres seront organisées en décembre pour mettre en commun et confronter l’état des réflexions.

Commenter l'article →

Publié dans : Nos projets.

Pour exercer une citoyenneté pleine et entière dans une société de la connaissance partagée,  chaque individu doit disposer d’un cadre politique et institutionnel lui permettant de s’exprimer et d’être entendu. Des exemples de  participation de citoyens au processus de recherche scientifique existent déjà ; mais ceux-ci s’inscrivent-ils dans une dynamique structurelle ? Quelles sont les conditions d’une véritable contribution des citoyens ? Sur quelles  expériences déjà menées pouvons-nous nous appuyer ?

Animateur :
Nordine Chouraqui,
administrateur à l’Association des Petits Débrouillards Ile-de-France.

Invités :
Christine Audoux, Bernadette Bensaude-Vincent, Jacques Perriault.

Imprimer, télécharger la version complète au format pdf.


[...]
Lire la suite →

Commenter l'article →

Publié dans : 10:12:09, Les tables rondes.

Table ronde « Mieux gouverner les savoirs – Comment concilier démocratie et sciences ? »

Imprimer, télécharger la version complète au format pdf.

Bernadette Bensaude-Vincent,
philosophe à l’Université de Paris X à Nanterre.

On a beaucoup parlé des effets de la connaissance et du savoir, et je voudrais commencer par introduire un nouveau concept, celui de technoscience. En effet, il me semble que les développements et la tournure que prennent les relations science et société depuis maintenant quelques décennies appellent un nouveau concept et qu’une analyse de ce concept est importante. Si on regarde l’émergence des nanotechnologies, c’est aujourd’hui la biologie synthétique, ce sont des sciences ou des technologies qui nous concernent dans notre quotidien et sont accompagnées de fortes promesses d’énergie bon marché, de matériaux intelligents, d’objets communiquants et d’augmentation des performances et pourquoi pas de vie éternelle. [...]
Lire la suite →

Commenter l'article →

Publié dans : 10:12:09, Les tables rondes.

Table ronde « Mieux gouverner les savoirs – Comment concilier démocratie et sciences ? »

Imprimer, télécharger la version complète au format pdf.

Christine Audoux,
doctorante au Laboratoire interdisciplinaire de sociologie économique, Cnam – CNRS.

Pour poser le cadre, je vous indique que je vais parler d’une expérience à très petite échelle, puisqu’elle concerne quelques dizaines de personnes, et non pas d’un regard plus argumenté sur des processus à plus grande échelle.

Depuis quelques années, le Conseil régional d’Ile-de-France, grâce d’ailleurs à l’initiative d’une association qui est la Fondation Sciences Citoyennes, a mis en place des partenariats de recherche entre chercheurs de toutes disciplines, et des acteurs de la société civile, donc des associations, dans un dispositif largement inspiré d’un dispositif existant au Québec.

J’ai pu observer durant deux ans le fonctionnement des comités de pilotage qui se sont réunis durant cette période pour co-produire ces dispositifs.

La première question est : « Est-ce que c’est possible, et comment ça se vit et comment ça se passe ? ».

Donc c’est bien possible, mais comme vous pouvez peut-être le penser a priori, ce n’est pas simple… Parce que les partenaires engagés dans ce dispositif vont devoir vivre comme dans toute relation humaine, et peut-être encore plus vu la nature cognitive et sociale de ce dispositif, des épreuves qui sont indispensables pour une élaboration commune. On a peut-être tendance à penser ça d’une manière lisse, on va se ressembler et on va faire pareil… Eh bien non, on ne se ressemble pas et on ne fait pas pareil !

Au fil du processus de recherche, ces épreuves se posent tout de suite, dès le moment où les acteurs se choisissent, au travers de la première étape qui est liée à tout processus de recherche : celle de la problématique. C’est-à-dire que pour connaître, il faut se poser une question : Que cherche-t-on à connaître ? Et la façon dont cette question est posée interroge et mobilise totalement le regard qu’on porte sur le monde. Et on peut bien se douter que les deux types d’acteurs portent sur le monde des regards différents, divergents, voire opposés. Et donc le questionnement, le mode d’élaboration et l’élaboration des questions problématisées, qui va permettre la connaissance, est absolument fondamental.

Lire le commentaire →

Publié dans : 10:12:09, Les tables rondes.

Table ronde « Mieux gouverner les savoirs – Comment concilier démocratie et sciences ? »

Imprimer, télécharger la version complète au format pdf.

Jacques Perriault,
professeur en Sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris X.

La société de la connaissance, ce n’est pas une réalité, c’est un projet, une hypothèse. Il réussira ou non selon les forces qui s’investiront pour ou contre.

D’ailleurs je voudrais faire une remarque pratique, car je suis attaché au principe de réalité. Je suis handicapé, provisoirement je l’espère, et j’ai du mal à descendre les marches. Quand j’ai demandé en arrivant s’il y avait un ascenseur pour gagner l’amphithéâtre Paul Painlevé, j’ai eu l’impression que je posais une question obscène. Et la descente aux enfers a confirmé la réalité… Voyez, il n’y a même pas de rampe sur les côtés ! Eh bien c’est très lié à notre thème : on parle de démocratie et de partage des savoirs, mais les handicapés ne peuvent pas accéder… C’est tout de même un problème.

Alors je propose très concrètement deux choses : d’abord que l’on saisisse le recteur Christian Forestier qui est connu pour ses capacités d’innovation sociale, et de façon plus concrète encore, je suggère que les Petits Débrouillards s’assurent dorénavant des conditions d’accès des handicapés dans les salles où ils installent les conférences… On peut surement obtenir des sponsors pour résoudre ce problème !!

Cela étant dit, je voudrais aborder trois questions, et d’abord reprendre une remarque de Patrick Viveret, qui est à mon avis l’un des auteurs les plus pertinents sur un possible avenir : la démocratie, ça ne se décrète pas, ça se construit, et ça évolue. Donc, appliqué à notre champ, je voudrais aborder très vite trois thèmes.
[...]
Lire la suite →

Commenter l'article →

Publié dans : 10:12:09, Les tables rondes.